La vision

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Un dessin de Raoulette

Malheur à vous, terre et mer, car Lope de Aguirre est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés.

Cette nuit j’ai eu une vision.

Puissant et terrible, il m’est apparu au milieu de sept vieillards vêtus de blancs.
L’homme, en transe, remuait ses lèvres sans parler, ne m’accordant aucun regard.

Dans ses mains je vis une coupe.
A l’instant où je vis cette coupe, à l’instant où mes yeux cherchèrent à deviner ce qu’elle pouvait contenir, il se mit à la lever au-dessus de sa tête.

Il me regardait.

Accrochant mon œil, il inclina lentement la coupe, versant sur lui ce qui me semblait être de l’Or. Métal en fusion, creusant son casque, brulant son visage.
Lorsque son visage fut totalement recouvert, les sept firent retentir leurs voix.

« Tu es tiède et nous te vomissons ! Prends l’or purifié au feu pour t’enrichir, revêts les habits blancs et caches la honte de ta nudité. »

Cette nuit, j’ai eu une vision.

 Paul Orso

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