Présence humaine

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Un dessin de Raoulette

Je marche seul, au milieu d’une foule gigantesque. La rue est immense presque aussi imposante que mes rêves illusoires.

Je regarde. Un à un, puis tous comme un ensemble : construit et déshumanisé. Nous avons créés de grandes sociétés ainsi que l’argent pour les faire vivre et pourtant je vois dans vos yeux le vide effroyable de l’impuissance. Je fume et la fumée m’encercle. Pris au piège au milieu de tout, j’avance seul…
Le boulevard est surpeuplé, celui-là parle, celui-ci gueule comme un veau, un autre encore invective les passants. Impossible d’entendre mon marasme intérieur, vous hurler et vos cris me traversent et je ne peux rien faire pour vous faire taire ; je ne peux rien faire pour vous empêcher de ravager mon intérieur. Vos cris si forts dehors sont hyper-puissants au dedans.
Vos présences me rassurent, comme un doudou trop élimé dans lequel l’on a encore espoir qu’il nous protège une fois les peurs nocturnes venues. Mais vous êtes comme un poison se répandant doucement au sein de la terre nourricière. Vous avez vaincue votre Mère comme on défait les rois : en oubliant vos propres lois.
J’avance, un regard perdu ici ou là me confronte à la réalité froide et triste de vos cerveaux dégénérés par le temps… Soudain je me réveille et je pleure.

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