Il cielo non è un fondale // Deflorian & Tagliarini

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Dessin de Camilla Pizzichillo

« Lorsque nous sommes à l’intérieur et qu’il pleut dehors, que pensons- nous de celui qui reste sous la pluie ?

Pendant longtemps, nous avons pensé le monde comme une maison de campagne ou une résidence secondaire en bord de mer: son extériorité n’était autre qu’une vacance au sens le plus propre du terme – comme une sorte de vide qui s’ouvrait en nous, une fuite hors de la routine, de l’ennui ou du stress quotidien de la vie que nous menons à l’intérieur, entre les murs à la fois inquiétants et rassurants des maisons, des bureaux, des cinémas et des théâtres. Même les rues et les villes, comme l’écrivait Walter Benjamin à propos des «Passages» parisiens, semblent les salons clos de la bourgeoisie européenne, alors qu’elle se penche au-dessus du monde comme depuis un balcon à l’Opéra. Nous vivons tous dans cette condition qui, selon Albert Camus, consiste à remplacer la vie intérieure par la vie d’intérieur. »

Daria Deflorian et Antonio Tagliarini

Extrait du site de Daria Deflorian  et Antonio Tagliarini
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