Un nom en échange de la mort

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5a/Column_temple_Artemis_Ephesos_BM_Sc1206_n1.jpg/800px-Column_temple_Artemis_Ephesos_BM_Sc1206_n1.jpg
Hermès Psychopompe vêtu d’un manteau et portant le caducée. Détail d’un tambour de chapiteau en marbre sculpté provenant du temple d’Artémis à Éphèse, vers 325-300 av. J.-C. Découvert dans le coin sud-ouest du temple.

 

Au 21 juillet 356 après Jeez, une des merveilles du monde passa au mythe : la destruction l’y lia. Mais, avec elle, son incendiaire.

Expliquons, mentons un peu en passant.

On dit qu’il avait entendu … la raison et que celle-ci côtoie, par force, le sacrifice. Celui-ci ne devra jamais être le sien. Le sien propre. Il fallait qu’il souilla d’une flamme aussi grande que son vice la flamme même comme la cendre tombe et vole dans le feu. Oui. Quand même.

Erostrate, cambré, mit le feu ainsi au temple d’Artémis à Ephèse, et son nom resta, malgré la cendre et le vent.

Murmure d’Erostrate :

Un nom en échange de la mort de tout. Serait-ce possible.

C’est que, l’incendiaire, dont le nom devait ne jamais plus être prononcé, dit, se vit être écrit, par exploit et par aigreur. L’or, indigeste, reste.

Hermès, porteur de contes et décomptes passa, tout à coup heurta le sol du caducée pour que ses serpents s’hérissent de terre et dit : 

Toi qui ose bruler la Beauté, frapper la mère de tous, tu sais y faire… le fumet est exquis, la dent me gratte, mes enfants sont venus manger à la source l’érection et la destruction, la renaissance par ailleurs ! Ainsi, la Beauté, mangeons là, que que nos noms restent avec elle, gravés à même la merde et le vent.

Toi, bêta, tu sais quand même que de la Beauté en flamme, une partie tombe et l’autre grimpe, d’autres vont à la truffe des chiens et cela pour le mieux. La meilleure des croyances est celle du fumet d’un plat en cuisine, qui sur table sera et disparut, et des tâches sur ta serviette. Tu es un bon porc.

La vérité serait peut être que le temple d’Artémis n’était finalement pas une merveille du monde.  C’était une erreur dans ce monde. Elle frappait les sens. Rendait sourd, ne serait-ce qu’à voir. Comme de la mauvaise drogue ou un plat mal cuit, dont la chair bêle même. La vérité serait peut-être, qu’Erostrate seul restera comme la rature sur la lettre. Mais, vrai, il resta LES DEUX A LA FOIS.

Tout à coup, le marbre ne lui semble pas si froid et il suce chez les morts, le sang des dieux, en souvenir. Nous, oublions un peu. Et badigeonnons nos estomacs d’alcool pour la grande faim des dieux.

 

Gros bisous à Artémis.

 

 

 

 

Texte de Lo Scolop

 

 

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