Sa degaine !

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Dessin de Yaya

 

Il est certain que, pour beaucoup de soldats allemands, voir une fille danser à moitié nue était la principale motivation pour sortir le soir. Et pouvoir le faire à Paris était une des récompenses implicites pour les soldats qui se voyaient accorder quelques jours de permission dans la plus belle des villes occupées. Pour dénicher les bons endroits, les soldats pouvaient consulter le Pariser Zeitung, journal en allemand qui indiquait que Tabarin proposait le meilleur spectacle érotique. Et si, pour finir la soirée, ils allaient faire un tour au bordel, cela aussi faisait bien partie du Paris de leurs rêves.

Les plus fameux bordels de la ville, le One Two Two, 122, rue de la Provence, sur la rive droite, et le Sphynx, sur la rive gauche, étaient probablement au-dessus de leurs moyens. Des officiers allemands, des collaborateurs français, des agents clandestins de la Résistance, des affairistes du marché noir et des artistes en tous genres, y compris des femmes, s’y retrouvaient pour boire, bavarder, espionner et prendre du bon temps. (Sans obligation pour le visiteur de recourir aux services sexuels proposés par la maison).

Alan Riding, Et la fête continue : vie culturelle à Paris sous l’Occupation

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