Bouts de thérapie

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Une photo de Lara Cani

Je vois tout
je comprends tout
J’entends tout
j’écoute tout
Je vais partout
Je suis nulle part
Je me sens de nulle part
Je connais l’euphorie
Des corps nés pour aimer d’autres corps
Et l’hésitation de ces mêmes corps blessés
Qui se croient immortels
Et leur beauté que je ne saurai expliquer.

J’ai besoin de m’accrocher
Laisse-moi être ton koala
Ou alors donne-moi un figuier
C’est après qu’on chantera.

Mais pourquoi la peur?
Où se cache le triton?

– C’est pas drôle, monsieur
On ne joue pas avec les âmes
La vie c’est du sérieux
C’est votre mari? Êtes-vous sa femme?

– C’est compliqué à expliquer
Je crois que nos corps ont besoin de contact
Ce n’est pas pour vous épater
C’est l’huile de coco, on n’a fait aucun pacte.

– Où allez-vous? Que cherchez-vous?
Où est la poésie?
C’est un amour à deux sous!
T’as même peur de te faire penetrer, chérie!

– J’ai toujours peur, j’ai toujours envie
Je ne cherche point d’âmes soeurs, je suis moi-même l’homme de ma vie…

(Quant à la poesie, elle repose là où on la cherche le moins
Soeur des insectes, fille du moment présent)

Je suis addicte à ma liberté, tu sais?
Dans une journée le moment que je préfère
C’est quand je ne sais pas ce qui va me passer…

– Tout t’est licite mais tout t’est-il utile?
Est-ce que tu as choisi la voie de l’amour?
– J’essaie de l’attraper, ce n’est pas facile
Je suis sur ma voie, il n’y a pas de detours.

Ça ne me dérange pas du tout
De caresser des cuisses et d’être sans un sou.

J’essaie juste de ne pas trop salir
Cet espace sacré que nous donne la vie.

(Mais des fois j’ai l’impression
Qu’au lieu de vivre
Je prends des notes
Pour les vies qui viendront)

Tout le monde est blessé.
Tout le monde a blessé.
Tout le monde essaie de se soigner.
Personne n’est coupable de rien.
On n’a pas pu faire autrement, on ne peut pas forcer.

On croit encore au mythe de la séparation.
On oublie que chaque jour on peut tout recommencer.

Le problème de l’autre c’est qu’il n’est point nous.
C’est aussi son intérêt.
L’autre est un beau voyage à l’étranger.

(A la fois on est pas si différents
Si tu penses, comme moi,
Que tout ce que t’as pu ressentir
Dans ta vie, ben, je l’a ressenti aussi).

Tu es beau parce que tu es réel…
Tu es beau parce que je t’ai vu…
Parce que on a pu se toucher, se croiser, se croire…

Je te crois, vraiment. Je crois dans ton chemin.

Je crois en toi, puisque tu es un être humain…

Andrea Verga

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