Delhi, pensées confuses 1/3

Paris au matin, des rails, un train

Deux caissons de métal, quelques heures

Plus loin

Delhi au matin.

 

Une brume éparse et partout

Les corps de chair et de métal

C’est encore l’aube

Les contours de la gare hurlent et dispersent

Mes repères.

Avant tout c’est immense

Avant même de voir

On sent

On entend

On se prend à penser qu’on s’y attend

Mais non

L’Inde urbaine et bruyante t’agrippe au fond du cœur

Les mendiants, les quêteurs et les chiens sans repas

Tout est là

Irréel et vibrant

Ce n’est pas beau à voir au tout premier abord

Mais combien fascinant

Avant tout c’est immense

Inqualifiable au point d’ensorceler.

Et les marées d’humains peuplent les rues cassées

Les légions de moteurs t’étouffent

Tout autant qu’ils t’invitent

A avancer

Les odeurs’ entêtantes mélangent tes émois

L’essence, la pisse, mais les épices

Déjà à quelques pas aux abords de la gare

Des étals, des jarres de métal

Sales.

D’où s’échappent aux narines des magies insensée

Et toi l’occidental, droit précipité

Dans ce chaudron sans sens

A tes yeux fatigués

Tu cherches ton hôtel

Pahar Ganj un quartier

Conseillé.

En effet quelques blancs dans ton champ de vision

Mais que viens-tu chercher ?

 texte de Nay, Delhi, pensées confuses, Première partie

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