Dans le train

julia mai037
Un dessin de Raoulette

 

Alors que je passe entre les champs, les vallées, les fleuves et les montagnes, mon esprit devient un leurre ; mon œil voit, ressent et palpe le réel comme si il existait vraiment. Devant cette immensité de vide, je suis pleine de vie. Ici et là au grés des nuages se dessine une ombre sur la terre meuble, mais quoi de plus stable que cette ligne d’horizon grignotée par les quelques nuages qui tentent de s’y faire une place. Les couleurs des champs varient entre un vert printanier et un jaune déjà roussi par le soleil.
Trêve de réflexion, laissons place aux sensations ; aucune n’est là pour mentir mais seulement imposer sa vérité, son ignoble façon de croire et de penser.
Tout va de plus en plus vite, de plus en plus fort.
Les images se confondent, se perdent dans les tréfonds d’un esprit, comme invisibles ces sensations transpercent mes orbites ; comme une eau calme, le vent m’apprivoise et se disperse.

La Rousse

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