Ex anima

Ex anima au Théâtre zingaro…l’ambiance est chaleureuse, bruyante, populaire. J’ai la sensation d’être échappée à la ville pour arriver dans un abri magique. Tout semble un rituel…même l’entrée : nous sommes appelés par un personnage énigmatique. Il y a des bougies par tout.

Après un instant de noir le spectacle commence et c’est une suite de tableaux poétiques où on voit des chevaux interpréter l’humain dans la maladie, la mort, l’amour, la grâce, la joie et la monstruosité.
Les chevaux sont les protagonistes : des hommes et des femmes les accompagnent mais ils semblent à leur service comme des moines.

Ce spectacle reste pour moi une énigme. Les chevaux font-ils toujours la même chose ? Comme ils répètent ? Ils aiment bien être regarder ? Comment gérer, comment créer avec ces énormes bêtes ?

Tout est extrêmement touchant : pendant une heure et demie nous sommes littéralement envoutés par des images troublantes et bercés par une musique hypnotique.

J’ai ressenti une atmosphère proche à celle d’un certain théâtre traditionnel japonais mais aussi la sacralité du théâtre de Romeo Castellucci.

Il y a une quantité incroyable de références, on reconnaît en Bartabas un maître, même dans la dernière scène obscène qui nous montre cette accouplement directement sorti de la mythologie grecque où une Pasiphaé absente se fait monter par un séduisant étalon noir. Mais rien n’échappe à la poésie : un troupeau d’hommes et de femmes naît de cette union.

Chiara Darati

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